A vouloir tout vivre. A vouloir tout rêver.
Je ne suis qu'une petite fille capricieuse. Une petite fille qui voudrait croire que tout peut arriver. Vivre tout ce qu'elle voit quand elle ferme les yeux. C'est absurde. La réalité du monde qui m'entoure me blesse. C'est comme si la vie me jouait des tours. Tu veux être heureuse, Eléonore? Regarde. C'est ça le bonheur. Et il
s'en va. C'est comme si. Comme quand on agite une sucette devant un enfant, mais on ne lui donne jamais. J'ai vécu de beaux moments cette dernière année, c'est vrai. Mais chaque fois, tout ce que je construisais s'effondrait l'instant d'après. J'ai rencontré des gens formidables, c'est vrai. Mais ils ne sont pas tous restés. Ou c'est moi qui m'enfuyais. Je ne sais plus ce que je veux. Mais je sais que. Il y a une personne que je n'oublierai jamais. La saveur des moments passés avec lui est ternie par les blessures. & au fond, nous n'étions pas faits pour être ensemble. J'étais trop ceci. Lui pas assez cela. Et puis je m'en veux.
Martin,
Alex,
Kevin. D'avoir fui. De ne pas avoir pris mes responsabilités. De vous avoir blessé parce que je me sentais
trop seule. Parce que je n'avais pas encore guéri. Il est des blessures qui demandent de la solitude. Ce que j'ai refusé d'admettre aveuglément. Je m'en veux, & je sais que plus tard on en rigolera. Mais pour l'heure, le passé est encore douloureux. Mais dans tout ça,
Antoine, je t'en veux. Je t'en veux parce qu'avec toi, j'ai pu oublier. Oublier tout ce que j'avais fait. Oublier & m'accrocher à un nouvel espoir. Tu le savais. Tu n'as jamais trouvé le temps pour nous. Jamais. Je t'efface, tant pis. Je suis déja passée à autre chose. Puis, il y a eux.
Les gens formidables que j'ai rencontré ou réappris à connaitre cette année.
Nathan, je te plains :') D'avoir supporté tant bien que mal mes humeurs, mes moments de défaitismes, mes crises de larmes. D'avoir écouté jusqu'au bout tout ce que j'avais à dire.
Nicolas, tu le sais, nos relations seront toujours ambigües je pense. Et puis, quand je crise, tu ne comprends pas toujours pourquoi. Nous ne vivrons jamais les mêmes soucis. Mais je ne t'en voudrai jamais pour ça. Parce que tu as la patience de supporter aussi mes plaintes, qui deviennent excessives depuis quelques temps.
Assia, je suis encore profondément désolée pour cet été. J'ai eu peur de te perdre définitivement. Ou plutôt, de partir loin de toi. J'ai passé de superbes moments avec toi, des discussions à n'en plus finir & des crises de rire monstrueuses. Et il nous en reste encore.
Edwige, les moments les plus légers et les plus drôles, c'est avec toi que je les passe. On s'entend mieux en riant qu'en pleurant. Quand on laisse nos soucis de côté.
Nina,
Tony,
Gregory,
Vincent,
Pauline,
Aurélie,
Robin &
les autres que je n'ai pas cité, je vous remercie pour toutes ces années. Simplement. Puis, j'ai rencontré des personnes qui en valent la peine. Pour moi. Il y a eu
Justine. Tu sais que je suis soulagée de ne pas être la seule dans mon cas. Tu sais que j'adore les moments qu'on passe ensemble. Tu sais que je serai toujours là pour toi. Il y a eu
William. On s'est rencontré sur une beuverie :') En tout cas, je voudrais te dire que je t'adore beaucoup et que tu ne devrais pas avoir une aussi basse estime de toi. Parce que tu es quelqu'un de bien. Il y a eu
Quentin. Mon mââââitre xD ! Merci de m'écouter. Et merci de m'avoir retenue le soir où j'ai voulu fuir une bonne fois pour toutes. Et merci pour les beaux moments, comme les Free Hugs :] Il y a eu deux
Christophe : l'un est mon clône et même si on ne se parle plus trop pour le moment, je pense encore à toi, si si! L'autre
est un ancien du collège avec qui j'ai passé une super bonne journée aux wallos :] Il y a eu
Simon. Quelqu'un que j'apprécie énormément et que j'aimerais bien revoir... Il y a eu
Laura. Tu m'as aidé à ouvrir les yeux sur certains évènements & merci de m'avoir aidée à remonter la pente à ce niveau-là. Il y a eu
Martin et
Kévin. Malgré la rupture, j'ai passé de beaux moments avec vous deux. Il y a eu
Gaetan. Même si tu m'emmerdes un peu (beaucoup), j'aime bien parler avec toi. Il y a eu
Samuel. Merci pour les sms & merci pour les chouettes conversations que nous avons eue jusqu'ici. Il y a
Corelle. J'ai été au comble de la joie de la retrouver, après une année de séparation. Presque soeurs, sans l'être vraiment. J'attends toujours avec impatience les week-ends où tu viens à la maison & ces moments sont précieux. Quand on hurle comme deux groupies, quand on fait du shopping sans la moindre pièce de monnaie sur nous. Il y a eu
François. Qui m'a fait passer les plus beaux moments de cette année. ll y a eu
Romain. Quelqu'un qui m'a beaucoup aidée à tenir le coup cet été. Il y a eu
Benoit. Le plus sympa des beaux frères :p J'ai passé des supers moments à Namur, même si toi aussi tu m'emmerdes un peu beaucoup! Et puis il y a eu tout ceux que j'ai oublié d'écrire. Tous ceux là, je les remercie tous. Et puis il y a
mes soeurs. Qui sont restées là alors que dans notre famille, plus rien ne va. Je voudrais qu'on continue à se serrer les coudes, malgré la distance (géographique, bien sûr) entre nous.
Tout ceux-là ont construit mon bonheur.
Quand je pense à vous tous. A tous les moments que l'on a passé & qui nous restent encore à vivre. Il m'arrive parfois de pleurer. Pleurer de mélancolie, de regrets, je n'en sais trop rien. Il m'arrive souvent de sourire, de rire. Et vous tous, vous avez été précieux pour moi. Pendant cette année de malheur. Je pense que nous avons tous lutté, chacun à notre façon. Je pense que c'est loin d'être fini. Que nous partagerons encore tous des déboires & des bons moments. Je pense que j'ai besoin de vous pour continuer à avancer. Et je tiens à m'excuser de mon agressivité ces temps-ci. De mon égoïsme. De mes plaintes. De mes caprices. De certaines paroles hypocrites. Mais je ne suis pas parfaite.